Le Récap de la semaine business 2 · 18 octobre 2026 · Édition de 19h00 · 13 min 35
Points clés
- Emploi : à Welkenraedt, Copeland a annoncé le 16 octobre son intention de licencier 30 personnes du département engineering (20 ouvriers, 10 employés) après l’abandon du transfert vers Aix-la-Chapelle, qu’un seul employé avait accepté ; les 23 autres personnes du département (encadrement) partiront à Aix-la-Chapelle. Chez Parker Hannifin, une trentaine de postes seraient menacés dans la région, sur le site de Herstal, une information que l’entreprise n’a pas confirmée (RTBF 16/10, L’Avenir 16/10, DH 16/10).
- Énergie : à Huy, Tihange 3 a redémarré le mercredi 14 octobre, plus tôt que le 19 annoncé, et fournit à nouveau de l’électricité (confirmé le 17/10), sans être encore à pleine puissance ; prolongé jusqu’en 2035 après une révision de sept mois ; Doel 4 redémarre le 21 octobre ; les deux réacteurs appartiennent à BE-NUC (État belge et Engie à parts égales) (RTBF 17/10, DH 16/10).
- Industrie : à Seraing, la SORECO (Wallonie Entreprendre et DEME Environnement) a obtenu le 14 octobre le permis unique pour reconvertir l’ancienne cokerie d’Ougrée (38 ha, à l’abandon depuis 2013) en parc d’activités : 36 ha industriels et 2 ha mixtes ; décision consultable du 19 octobre au 3 novembre (Ville de Seraing 14/10).
- Dossier — budget wallon 2027-2029 (12/10) : déficit de 1,351 milliard d’euros en 2027, équilibre visé en 2029 ; dotation de Wallonie Entreprendre réduite de 77 M€ (2027) et 115 M€ (2028), puis à zéro en 2029 ; Liege Airport et Charleroi perdent 20 M€ de subsides en 2028 et 31 M€ en 2029 ; 270 M€ pour le coût de l’énergie (180 M€ coûts carbone indirects, 90 M€ CISAF) ; 20 M€ pour l’IA dans les entreprises ; 25 M€ de recherche appliquée (WINGS 5, aviation décarbonée) ; 25 M€ d’économie circulaire ; Job Bonus de 205 M€ par an (jusqu’à 500 € par an, dès 2028) (Gouvernement de Wallonie 12/10, L-Post 13/10).
- Wallonie Entreprendre : Amaury Bertholomé succède à Olivier Vanderijst début novembre à la présidence du comité de direction ; environ 5 milliards d’euros de fonds propres fin 2025 (L-Post 13/10).
- Chiffre de la semaine : 1 032 283 tonnes de fret traitées par Liege Airport de janvier à septembre 2026 (+7,3 %) ; exportations +18,5 % à 453 265 tonnes ; troisième trimestre stable (334 467 tonnes), mouvements −6 % ; petits colis −42 % depuis la taxe de 3 euros du 1er juillet (Liege Airport 14/10).
- Semaine du 19 au 25 octobre : conseil communal de Liège (lundi 19, 18:00) ; décision de permis de la cokerie d’Ougrée consultable à Seraing (dès le 19) ; Jumping International de la Province de Liège à Liège Expo (19-25) ; redémarrage de Doel 4 (21) ; AKT, reporting de durabilité pour les PME et soirée Walhardent « Les bâtisseurs de Liège » chez Sligro à Herstal (22) ; estimations des terrains de Spa pour l’échange avec Spa Monopole (au plus tard le 25).
- Entreprises à surveiller : Copeland (modalités des 30 licenciements), Wallonie Entreprendre (nouveau président du comité de direction, fin de la dotation), Degotte à Herstal (rachat par Adapteo à finaliser fin octobre).
- Focus : Fier d’être Liégeois, mardi 3 novembre 2026 au Palais des Congrès de Liège (accueil 18:00, conférence 19:15, walking dinner 20:30) avec Melanie Mestdagt (EyeD Pharma), Anne Stassen (Maison 1895), Thibault Colon (Colona) et François Gemenne (FNRS, ULiège ; HEC Paris) ; organisation Sudinfo – La Meuse ; dès 95 € HTVA (billetterie Weezevent, vérifiée le 18/10).
Les épisodes de la semaine
- Ep. 21 du 12 octobre 2026 (Bulle de Linge à Hannut, salon de l’emploi de Liege Airport, commerçants de Heusy)
- Ep. 22 du 12 octobre 2026 (IFAPME, boulanger d’Oupeye, RN90 à Ougrée)
- Ep. 23 du 12 octobre 2026 (Liege Airport, DHL, Wallonie Entreprendre, loyers commerciaux à Liège)
- Ep. 24 du 13 octobre 2026 (Luminus, CE+T Power, Gamma, Wallonie Entreprendre)
- Ep. 25 du 13 octobre 2026 (Citadelle et CHBA, Tihange 3, POWER LIMIT, CPAS de Huy)
- Ep. 26 du 13 octobre 2026 (JEWEL et ALTERIS, SPI Intervapeur, DHL Liège–Shanghai, Jobday ConstruForm)
- Focus Business 3 du 13 octobre 2026 (« Traverser le temps » à la Cité Miroir)
- Ep. 27 du 14 octobre 2026 (médecine nucléaire, Green-Tech Wind à Stavelot, 270 M€ pour l’industrie)
- Ep. 28 du 14 octobre 2026 (Customs Ecosystem Congress, Intradel, La Caille des Fagnes, Braconnier, BeeFun)
- Focus Business 4 du 14 octobre 2026 (gala PRO.JE.T.S 2027 de la Fondation Léon Fredericq)
- Ep. 29 du 14 octobre 2026 (Liege Airport et le million de tonnes, jumeau numérique d’Ougrée, BRF, Galler)
- Ep. 30 du 15 octobre 2026 (abattoir d’Aubel, Recymo, Pioneer by AKT, PATEA 2026)
- Ep. 31 du 15 octobre 2026 (Start it @CBC, Bord de Meuse, Vin de Liège, DexVille)
- Ep. 32 du 15 octobre 2026 (JOST au Trilogiport, S3DLS, Bonterra, Carotte de Hesbaye)
- Focus Business 5 du 15 octobre 2026 (Maison Hardy, Henri-Pierre Hardy)
- Ep. 33 du 16 octobre 2026 (Metallbau Allmanns, AIDE, Hautes-Fagnes, Village des Saveurs Hannut)
- Ep. 34 du 16 octobre 2026 (Camping-Car Park Hamoir, Hautes-Fagnes 20 M€, BF Consult, pont de Lixhe)
- Ep. 35 du 16 octobre 2026 (Copeland et Parker Hannifin, gala AKT, Mölnlycke, DELTATEC.AI)
- Ep. 36 du 17 octobre 2026 (Elia Anthisnes, TUMO Liège, Domaine des Hautes Fagnes, Hannut)
- Focus Business 6 du 17 octobre 2026 (Maison Goosse à Rendeux)
- Ep. 37 du 18 octobre 2026 (cokerie d’Ougrée, faillites Huy-Waremme, DHL, WorldSkills)
Notes de l’épisode
Le Récap de la semaine business 2 revient sur les trois sujets business de la semaine du 12 au 18 octobre 2026 en province de Liège : les licenciements annoncés chez Copeland à Welkenraedt et les postes menacés chez Parker Hannifin, le redémarrage anticipé de Tihange 3 à Huy, et le permis qui lance la reconversion de l’ancienne cokerie d’Ougrée à Seraing. Le dossier analyse ce que le budget wallon 2027-2029 change pour les entreprises liégeoises ; le chiffre de la semaine vient de Liege Airport (1 032 283 tonnes de fret en neuf mois), suivi de l’agenda du 19 au 25 octobre, de trois entreprises à surveiller et, pour terminer, de notre focus sur la soirée Fier d’être Liégeois du 3 novembre au Palais des Congrès de Liège.
Cette édition contient une page de pub (autopromotion Business Liège, environ 21 secondes), au milieu de l’épisode, distincte du contenu rédactionnel.
Entreprises et organisations citées :
- Copeland (Welkenraedt)
- Parker Hannifin
- Engie (centrale de Tihange, Huy)
- SORECO — décision de permis unique, avenue Greiner (Ville de Seraing)
- Wallonie Entreprendre
- DEME
- Gouvernement de Wallonie — trajectoire budgétaire 2027-2029 (communiqué du 12/10)
- Liege Airport (Grâce-Hollogne) — résultats à fin septembre 2026
- Ville de Liège (conseil communal)
- Jumping de Liège (Liège Expo)
- AKT – CCI Liège-Verviers-Namur (agenda)
- Walhardent — Soirée « Les bâtisseurs de Liège » (22/10, Herstal)
- Ville de Spa
- Spa Monopole (groupe Spadel)
- Degotte (Herstal)
- Adapteo
- Inscription à Fier d’être Liégeois (3 novembre 2026, Palais des Congrès de Liège)
Transcription
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Business Liège, le Récap de la semaine business. Les faits marquants de la semaine en province de Liège, le chiffre de la semaine et les rendez-vous des sept prochains jours.
Au sommaire : une semaine noire pour l’emploi avec Copeland et Parker Hannifin, le retour de Tihange trois sur le réseau, et le permis qui lance la reconversion de l’ancienne cokerie d’Ougrée. Puis le dossier de la semaine : ce que le budget wallon change pour les entreprises liégeoises. Le chiffre de la semaine vient de Liege Airport, et on termine avec la semaine qui vient. On commence par l’emploi, avec une fin de semaine difficile dans l’industrie de la province.
Oui, vendredi seize octobre. À Welkenraedt, Copeland, l’ancienne division compresseurs d’Emerson, a réuni un conseil d’entreprise extraordinaire. La direction y a annoncé son intention de licencier trente personnes du département engineering : vingt ouvriers et dix employés.
Pourquoi maintenant ? On croyait ces activités sauvées.
C’est tout le paradoxe. Copeland fournit des solutions de chauffage, de refroidissement et de réfrigération, et son ingénierie restait l’un des derniers métiers du site. Depuis septembre deux mille vingt-cinq, il était prévu de transférer ce département à Aix-la-Chapelle, à une quinzaine de kilomètres, dans un nouveau bâtiment, avec des contrats allemands. Mais un seul employé a accepté de suivre. La direction a donc abandonné le transfert, et elle propose de supprimer les postes.
Et qu’est-ce qui a bougé depuis notre édition de vendredi soir ?
On connaît mieux le périmètre. Le département compte cinquante-trois personnes. Les vingt-trois qui ne sont pas visées occupent des fonctions d’encadrement ou de direction, et elles devront partir à Aix-la-Chapelle. Côté syndical, la CSC parle d’une deuxième gifle : elle estime que les travailleurs n’ont reçu aucune proposition sérieuse sur les salaires, les avantages ou l’organisation du travail en Allemagne. À ce stade, il s’agit d’une intention de licenciement : les modalités doivent encore être négociées.
Rappelons que le site avait déjà beaucoup souffert.
Près de deux cents licenciements en deux mille vingt-quatre, puis l’arrêt de la production de compresseurs. Welkenraedt garde surtout des fonctions d’ingénierie et d’informatique. Et dans le même temps, chez Parker Hannifin, une trentaine de postes seraient menacés dans la région, à Herstal selon les informations disponibles, ce qui reste à confirmer par l’entreprise. Au total, on parle d’une soixantaine d’emplois industriels en jeu en quelques jours.
Deuxième sujet, l’énergie. À Huy, Tihange trois a redémarré plus tôt que prévu.
Oui. En début de semaine, on annonçait un redémarrage pour le lundi dix-neuf octobre. Finalement, le réacteur a été relancé dès mercredi quatorze octobre, et l’exploitant a confirmé samedi qu’il fournit à nouveau de l’électricité au réseau. Il ne tourne pas encore à pleine puissance.
C’était un arrêt particulier, celui-là.
C’était la grande révision liée à la prolongation. La Belgique ne compte plus que deux réacteurs nucléaires en service : Tihange trois et Doel quatre. Tihange trois et Doel quatre devaient fermer en deux mille vingt-cinq. Ils sont autorisés à produire dix ans de plus, jusqu’en deux mille trente-cinq. Les deux réacteurs ont été mis à l’arrêt début avril pour un entretien majeur. À Tihange, quelque sept mille travaux ont été réalisés pendant ces sept mois de révision.
Et qui est aux commandes de ces deux réacteurs ?
Depuis novembre deux mille vingt-cinq, ils appartiennent majoritairement à une coentreprise, BE-NUC, détenue à parts égales par l’État belge et par Engie, qui reste l’opérateur et le garant de la sécurité. Ce qui a bougé depuis notre édition de mardi, c’est donc le calendrier : Tihange trois est revenu avec quelques jours d’avance, et le redémarrage de Doel quatre est désormais programmé au vingt et un octobre, et non plus en novembre. Pour Huy, c’est un site industriel majeur qui repart pour une décennie.
Troisième sujet de la semaine : à Seraing, une friche de trente-huit hectares a enfin son permis.
L’ancienne cokerie d’Ougrée, avenue Greiner, est à l’abandon depuis deux mille treize. Le quatorze octobre, les fonctionnaires technique et délégué de la Région ont accordé un permis unique à la SORECO, la société qui associe Wallonie Entreprendre et DEME Environnement.
Un permis pour faire quoi, exactement ?
Pour tout reprendre de zéro : assainir le sol et les eaux souterraines, remblayer, puis équiper le site pour en faire un parc d’activités économiques. Trente-six hectares seront destinés à l’industrie, et deux hectares à des activités mixtes, en lien avec les quartiers voisins.
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Le dossier avançait déjà depuis un moment.
Oui, et assez vite pour une friche de cette taille. Arrêté provisoire en septembre deux mille vingt-cinq, reconnaissance définitive comme site à réaménager en avril, enquête publique sur une partie du chantier pendant l’été, et maintenant le permis. Ce qui bouge cette semaine : la décision pourra être consultée sur rendez-vous au service de l’urbanisme de Seraing du dix-neuf octobre au trois novembre. Pour la vallée sérésienne, c’est l’une des plus grandes réserves de terrains industriels de la province qui se prépare à revenir sur le marché.
Et Wallonie Entreprendre, que l’on retrouve dans ce projet, est justement au cœur de notre dossier. Place au dossier de la semaine : le budget wallon, et ce qu’il change pour les entreprises liégeoises.
Le gouvernement wallon a présenté le douze octobre sa trajectoire budgétaire de deux mille vingt-sept à deux mille vingt-neuf. Le point de départ, c’est un déficit encore lourd : un milliard trois cent cinquante et un millions d’euros en deux mille vingt-sept, en normes européennes. L’objectif, c’est l’équilibre en deux mille vingt-neuf.
Et pour y arriver, on coupe où ?
Premier poste qui concerne directement nos entreprises : Wallonie Entreprendre, le bras financier de la Région. Sa dotation baisse de septante-sept millions en deux mille vingt-sept, de cent quinze millions en deux mille vingt-huit, et elle tombe à zéro en deux mille vingt-neuf.
Zéro, c’est radical. Wallonie Entreprendre peut continuer à investir sans argent public ?
C’est le pari. La direction estime que le fonds dégage assez de liquidités pour financer seul ses interventions dans les entreprises. Il disposait de quelque cinq milliards d’euros de fonds propres fin deux mille vingt-cinq. Et il y a aussi un changement de pilote : Olivier Vanderijst cédera début novembre la présidence du comité de direction à Amaury Bertholomé.
Deuxième poste sensible pour Liège : les aéroports.
Liege Airport et l’aéroport de Charleroi perdront ensemble vingt millions d’euros de subsides wallons en deux mille vingt-huit, sur un total d’environ quatre-vingts millions, puis trente et un millions en deux mille vingt-neuf. Le message de la Région est clair depuis un an : les aéroports doivent dépendre moins des aides publiques.
Il y a forcément aussi des mesures en sens inverse, pour soutenir l’économie.
Oui, et certaines parlent directement à l’industrie liégeoise. Pour le coût de l’énergie, deux cent septante millions d’euros : cent quatre-vingts millions pour compenser les coûts indirects du carbone, et nonante millions pour un nouveau dispositif d’aide européen, qui combine un soutien temporaire sur le prix de l’électricité et des investissements pour décarboner. C’est un enjeu pour les entreprises grosses consommatrices d’électricité de la vallée.
Et du côté de l’innovation ?
Vingt millions pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle et des outils numériques dans les entreprises. Vingt-cinq millions supplémentaires pour la recherche appliquée, avec notamment le programme WINGS cinq sur l’aviation décarbonée, qui réunit trois grandes entreprises, onze PME et six centres de recherche, et qui doit créer sept cent quatre-vingts emplois directs. Vingt-cinq millions encore pour l’économie circulaire, avec les programmes Remind et Reverse Metallurgy. Et vingt-huit millions par an en deux mille vingt-huit et deux mille vingt-neuf pour le télescope Einstein, le grand projet scientifique pour lequel l’Euregio Meuse-Rhin est candidate.
Et pour les travailleurs eux-mêmes ?
C’est la mesure phare : le Job Bonus. Deux cent cinq millions d’euros par an. Les salariés domiciliés en Wallonie qui gagnent jusqu’à cinq mille euros brut par mois recevront une prime annuelle, jusqu’à cinq cents euros pour les revenus les plus modestes, dégressive jusqu’à cinquante euros à cinq mille euros brut. Premier versement en deux mille vingt-huit.
Mais il y a aussi des économies qui toucheront les entreprises de services et les communes.
Oui. La déductibilité fiscale des titres-services est supprimée. Les indexations sont réduites de deux pour cent sur plusieurs dispositifs, dont certaines aides à l’emploi. Et le Fonds des communes ne serait indexé que d’un virgule sept pour cent en deux mille vingt-sept, au lieu des trois virgule sept attendus. Pour les communes de la province, qui sont aussi de gros donneurs d’ordre pour les entreprises locales, c’est moins de marge.
Le secteur de la construction peut-il y trouver son compte ?
En partie. La Région prévoit sept cent cinquante millions d’euros pour la rénovation énergétique des logements : cent cinquante millions en deux mille vingt-sept, année de transition, puis trois cents millions par an dès deux mille vingt-huit. C’est un marché direct pour les entrepreneurs, les installateurs et les bureaux d’études de la province.
Alors, en résumé, pour un patron liégeois, ce budget, c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
C’est un budget qui change la façon d’aider. Moins de dotations aux outils publics et aux aéroports, plus de soutien ciblé : énergie, intelligence artificielle, recherche, et pouvoir d’achat des salariés. Les trois choses à suivre dans les prochaines semaines, ce sont la feuille de route du nouveau patron de Wallonie Entreprendre, la base légale du dispositif d’aide sur l’électricité, attendue avant la fin de l’année, et les conventions avec les aéroports pour la période deux mille vingt-sept à deux mille vingt-neuf.
Le chiffre de la semaine, maintenant.
Un million trente-deux mille deux cent quatre-vingt-trois tonnes. C’est le fret traité par Liege Airport de janvier à septembre deux mille vingt-six. L’aéroport franchit donc la barre du million de tonnes dès la fin septembre, en hausse de sept virgule trois pour cent sur un an.
Malgré la taxe sur les petits colis ?
Malgré elle. Depuis le premier juillet, la taxe de trois euros sur les colis importés de moins de cent cinquante euros a fait reculer les petits colis de quarante-deux pour cent, et le nombre de vols a baissé de six pour cent au troisième trimestre, dont le tonnage est resté stable. Ce qui tire l’aéroport, ce sont les exportations : quatre cent cinquante-trois mille tonnes, soit dix-huit virgule cinq pour cent de plus qu’un an plus tôt.
Donc moins d’avions, mais plus de marchandises ?
Sur le seul troisième trimestre, oui. Sur les neuf mois, le trafic reste stable : vingt et un mille cent quatre-vingts mouvements d’avions, contre vingt et un mille cent cinquante-trois un an plus tôt. La direction y voit la preuve que la plateforme se diversifie et absorbe le choc de la nouvelle fiscalité. Pour l’économie de la province, c’est rassurant, à un moment où la Région annonce justement une baisse de ses subsides aux aéroports.
On termine avec la semaine qui vient, du lundi dix-neuf au dimanche vingt-cinq octobre.
Lundi dix-neuf, à dix-huit heures, conseil communal de Liège, diffusé en direct par la Ville. Le même jour, à Seraing, la décision de permis de la cokerie d’Ougrée devient consultable, jusqu’au trois novembre. Du lundi dix-neuf au dimanche vingt-cinq, le Jumping International de la Province de Liège s’installe à Liège Expo, un rendez-vous qui attire chaque année une vingtaine de milliers de visiteurs et fait travailler l’hôtellerie et la restauration. Mercredi vingt et un, redémarrage programmé de Doel quatre, l’autre réacteur de BE-NUC. Jeudi vingt-deux, de midi à quatorze heures trente, l’AKT organise une séance sur le reporting de durabilité pour les PME wallonnes. Et le soir, de dix-huit heures à vingt-deux heures trente, chez Sligro à Herstal, le Walhardent organise sa grande soirée « Les bâtisseurs de Liège », gratuite, avec les prises de parole de Stephan Uhoda, d’Uhoda Group, de Philippe Lallemand, d’Ethias, et du chocolatier Jean-Philippe Darcis. Enfin, d’ici le vingt-cinq octobre, à Spa, les estimations des terrains que la Ville propose d’échanger avec Spa Monopole contre la gare sont attendues.
Et les trois entreprises à surveiller ?
D’abord Copeland, à Welkenraedt : les modalités des trente licenciements annoncés doivent encore être précisées, et on saura si une partie des postes peut être sauvée. Ensuite Wallonie Entreprendre, qui change de président du comité de direction début novembre et doit apprendre à vivre sans dotation régionale : ses premières décisions d’investissement diront beaucoup de la nouvelle ligne. Enfin Degotte, à Herstal, dont le rachat par Adapteo doit être finalisé fin octobre.
Et pour terminer, notre focus : Fier d’être Liégeois. C’est dans seize jours, le mardi trois novembre, au Palais des Congrès de Liège.
Accueil à dix-huit heures, conférence à dix-neuf heures quinze, puis un walking dinner pour le networking à vingt heures trente. Sur scène, quatre parcours liégeois : Melanie Mestdagt, CEO d’EyeD Pharma, Anne Stassen, COO de Maison 1895, Thibault Colon, CEO de Colona, et François Gemenne, chercheur FNRS à l’ULiège et professeur à HEC Paris.
Et la question posée ce soir-là ?
L’identité liégeoise est-elle un vrai levier dans les affaires ? Une soirée organisée par Sudinfo – La Meuse, sur inscription, à partir de quatre-vingt-quinze euros hors TVA. Le lien est dans les notes de l’épisode.
Prochaine édition demain à 8 heures. Retrouvez aussi Business Liège sur Spotify et Apple Podcasts.
À écouter aussi · ← Précédent : Business Liège, la semaine 1 du 11 octobre 2026 (EVS, John Cockerill, Liege Airport) · Dernière édition : Ep. 37 du 18 octobre 2026 (cokerie d’Ougrée, faillites Huy-Waremme, DHL, WorldSkills) · Focus Business : Focus Business 6 du 17 octobre 2026 (Maison Goosse à Rendeux) · Tous les épisodes Business Liège
Le texte, la transcription et les voix de cet épisode sont produits par IA.
Prochaine édition demain à 8 heures.